Je pars de l’autre côté de l’Atlantique !

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Edit du 1er Janvier 2016 : Photo prise durant mon vol Paris-Dallas aujourd’hui ! Je suis bien arrivée sur la terre américaine et vous promet quelques beaux articles sur mes aventures.

Salut les copains ! Aujourd’hui je ressens l’envie d’écrire sur ce blog pour crier enfin ma joie : après beaucoup de démarches, de sueurs froides et des nuits sans dormir mon visa étudiant a été accepté ! Je m’envole donc pour le Texas dans moins de deux mois. Même si l’appréhension commence à se propager en moi je réalise que je vais enfin réaliser un rêve que je mûri depuis des années. Mais avant tout laissez-moi vous faire le récit de mes aventures !

Septembre 2014 : Je débarque avec mes valises à Paris après avoir réussi le concours d’une école pour lequel j’ai travaillé sans relâche l’année précédente. J’ai enfin trouvé ma voie et les portes s’ouvrent en grand devant moi. L’arrivée dans la capitale me comble de joie même si pour en arriver là j’ai dû renoncer à l’université de Bologne en Italie. C’est donc avec joie que j’apprends que mon deuxième semestre de master peut se faire à l’étranger. J’assiste aux réunions, je commence à parler de cette envie à mon entourage, envie qui devient vite un véritable projet.

Octobre 2014 : Après avoir étudié toutes les options possibles je suis sûre de moi : je veux partir aux Etats-Unis. Je commence donc les (longues) démarches du programme MICEFA je m’inscris au TOEFL, avance les frais demandés et à rassembler les documents (la procédure est vraiment longue mais si cela vous intéresse regardez ici).  Je choisi l’American University de Washington et ne cesse d’y penser !

Novembre 2014 : J’échoue lamentablement au TOEFL avec un score de 78. Malade, fatiguée et stressée je n’ai pas du tout su me concentrer durant l’examen. L’université de Washington demandant un TOEFL de 90 je décide de me rabattre sur l’Université du Nouveau Mexique, au cadre exotique, qui n’exige qu’un TOEFL à 80. Mais pour cela il faudrait repasser l’examen à Bruxelles très rapidement (et donc repayer les 185 euros demandés) et le coût de la vie sur le campus me demanderait de faire un emprunt, en tout cas je n’ai pas les économies suffisantes.

Décembre 2014 – Avril 2015 : Mon projet semble déjà un lointain souvenir. Je réfléchi pour faire mon stage de Master à l’étranger même si les mêmes contraintes économiques s’imposent toujours. Je me laisse le temps d’y réfléchir.

Mai 2015 : Je suis en stage depuis un mois en tant qu’assistante de production et de distribution dans le secteur du cinéma documentaire. Je reçois un nombre incalculable de mails chaque jour et je travaille beaucoup. C’est lors d’un week-end à Lille où j’étais venue voir ma famille et alors que j’entreprends de trier mes courriels que je tombe sur celui, égaré, de la responsable des relations internationales de mon école. Envoyé un mois plus tôt elle annonce à quelques élèves dont moi que deux places sont disponibles avec les conventions de Paris-Sorbonne (université à laquelle mon école est rattachée), l’une au Bard College dans l’Etat de New York et l’autre à Baylor, au Texas. Ces places étant attribuées par le programme CUPA les frais de scolarité, le logement et les repas sont entièrement pris en charge par l’université d’accueil. Tout cela semble trop beau, et je me dis qu’en un mois quelqu’un d’autre a du sauter sur l’occasion. Frustrée je referme mon ordinateur et part m’enfermer dans ma chambre. Le lendemain cependant, je fini par répondre au mail, ne serait-ce que pour m’excuser de n’y avoir pas répondu.

Juin 2015 : Si la place au sein de Bard College a déjà été pourvue une place reste libre pour l’Université de Baylor ! Une aubaine. Je saute sur l’occasion, quitte à ce que cela ne marche pas je mets toutes les chances de mon côté et rassemble les documents nécessaires (CV en anglais et en français, lettres de motivation, 3 lettres de recommandation de mes professeurs, photos, photocopie des relevés de notes et du passeport…) en moins d’une semaine. J’ai ensuite rendez-vous avec la responsable des relations internationales à l’université Paris IV. L’entretien se passe bien et mon dossier complet est transmis à temps à l’organisme gérant le programme CUPA.

Juillet 2015 : Je passe un entretien en anglais avec les responsables du programme CUPA. Petit moment d’angoisse au moment de rendre mes scores du TOEFL… mais finalement tout se déroule bien et le programme envoie ma candidature à l’université américaine.

Août 2015 : J’apprends mon admission pour le deuxième semestre de mon master et l’obtention de ma bourse qui couvrira tous mes frais. Je jubile ! Entre mes quelques jours au Portugal, en Ardèche et sur la Côte d’Azur je prends tout de même le temps de boucler l’inscription administrative et attends avec impatience la suite.

Septembre 2015 : Plusieurs documents sont à renvoyer. Heureusement le responsable des relations internationales américain est très gentil et toujours prêt à répondre à mes questions. Dans le même temps je commence un check-up complet chez le généraliste et plusieurs spécialistes. J’ai un formulaire de santé à remettre : après un vaccin contre la méningite et une radio des poumons prouvant que je n’ai pas la tuberculose tout est en règle ! Je trouve un job étudiant dans le théâtre dans le même temps qui va m’aider à mettre un peu d’argent de côté.

Octobre 2015 : Signature du règlement, choix du logement (je suis avec gentillesse invitée dans la résidence Russel North par les étudiants en français) et choix des cours. J’ai pour l’instant choisi Writing for Television, Topic in Cinema, History of Radio and Television, Genre Race and Media, Media and Society, Business of Media… Ma mère m’offre aussi mes billets d’avion : au programme une semaine à Dallas à l’aller et une semaine à New York au retour pour avoir le temps d’en profiter ! Je reçois depuis les Etats-Unis un plan du campus et le fameux formulaire I20 pour aller à l’ambassade.

Novembre 2015 : C’est parti pour ma demande de Visa, bouclée en deux semaine.
Au programme :
Formulaire DS-160 à faire en ligne qui enregistre toutes les informations sur ma famille, mes amis, mais aussi où j’atteste que je n’ai ni la lèpre, ni un père nazi, ni l’intention de venir me prostituer et j’en passe.
Paiement des frais SEVIS en ligne (200 dollars)
Prise de rendez vous à l’ambassade : Choix du jour de l’entretien et paiement des frais d’ambassade (150 euros)
Visa Interview à l’ambassade : Démunie de tout objet électronique et munie de tous les documents nécessaires (Confirmation du DS-160, confirmation du paiement Sevis, confirmation du rendez-vous, formulaire I20, photo aux dimensions américaines faites chez un photographe spécialisé, passeport, photocopie du livret de famille, relevés bancaires et fiches de paie de mes parents et moi-même) c’est par un matin pluvieuse que je me rend au rendez-vous. Après plusieurs fouilles, la prise des empruntes, passage devant un employé consulaire. La réponse ne tarde pas à tomber : Visa accepté ! 

 J’ai encore pas mal de choses à faire : réserver un hôtel ou trouver un couchsurfer à Dallas, envoyer encore quelques documents, préparer mon déménagement et le départ mais ça y est le 1er janvier je m’envole. Loin. Et il était temps.

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