Et si on devenait des voyageurs responsables ?

J’ai longtemps gardé cet article dans un coin de ma tête sans savoir comment l’écrire. Pourtant, c’est une nouvelle thématique que j’aimerai aborder avec vous à travers ces pages.

Qu’on se le dise, avant de partir aux Etats-Unis je n’étais pas vraiment réputée pour être l’écolo de la famille.
C’était plutôt la préoccupation de mon père, cultivant son propre potager, élevant ses deux poules, adapte du compost et des réflexions sur mon mode de vie. Des choses qui m’ont semblé bien lointaines pendant des années.

Et puis j’ai débarqué au Texas.

Outre cette immersion dans le monde de l’hyper-consommation et où la voiture est reine, ma rencontre avec une autre française, étudiante en environment studies a commencé à m’ouvrir les yeux sur quelques trucs dont je n’avais même pas conscience. Cette période coïncide également avec le moment où j’ai entamé ma transition vers un mode de vie végétarien.

Alors, à l’heure où je vous parles, même si je n’ai pas encore franchi le cap de penser à tout quitter pour partir élever mes chèvres, je me pose des questions.

Sur ma façon de voyager, de consommer, de dépenser.

Je me suis souvent demandé d’ailleurs pourquoi je voyageais depuis deux ans. Est-ce que j’avais juste voulu échapper au temps parisien, et avoir de quoi alimenter mon Instagram de photos plus belles que les autres ? Est-ce que cela m’avait aidé à trouver des réponses ? Est-ce que cela m’avait aidé à faire mes choix ? à imaginer ? donner l’envie de rencontrer encore et encore ?

Je ne peux pas vous exprimer à quel point cela me fait du bien. J’aimerai pouvoir être sur les routes tout le temps. J’aime traîner dans les aéroports et dans les gares, explorer une ville, goûter de la cuisine locale, partager des morceaux de vie. Cela me donne de l’espoir. Cela me permet de comprendre les choses. Cela me donne envie de changer, de ne plus avoir peur des autres. Lorsque je suis loin j’ai enfin envie de vivre, de m’ouvrir et de résister.

“En tant que voyageurs, nous pouvons témoigner, expliquer… Nous pouvons montrer ce qu’on a vu ailleurs ou l’importance de protéger ce qui est unique. Nous pouvons participer au changement des mentalités !”

Cette phrase issue d’un article écrit par Vincent m’a permis de mettre des mots sur ce que j’aimerai moi aussi pouvoir transmettre.

Avant de vouloir participer au changement de mentalités des autres, force est tout de même de constater qu’il faut que nos actes eux mêmes participent à l’embellissement du monde. En ne respectant pas les croyances, en détruisant la nature, en allant manger dans un fast-food américain alors que l’on passe un week-end dans une charmante capitale européenne… les exemples seraient encore nombreux, nous trahissons toutes les richesses que la terre a à nous offrir.

C’est pour cela que j’en appelle à vous les amis pour que nous tentions d’écrire ensemble les règles du voyageur responsable !

Vous là qui me lisez, j’attends votre réponse !! Quelles sont-elles pour vous ?
Les réponses recueillies seront regroupées dans un prochain article 🙂

A lire absolument :
www.voyageons-autrement.com
www.tourismesolidaire.org
www.ecovoyageurs.com
www.voyagespourlaplanete.com

9 Comments

  • Hello Lucie,
    Ton article fait plaisir à lire ! Je dois dire que je me pose aussi beaucoup de question à ce sujet et je ne suis pas certaine d’avoir trouvé les réponses. Bien-sûr il y a les règles de bases. Mais le plus dur est de faire ce que l’on ne fait pas encore ; changer nos habitudes.
    Le mois dernier j’ai lu “comment j’ai sauvé la planète” , si tu veux je te le prêterai. En ce moment c’est ma mère qui le lit, et déjà ca je trouve ça cool. Est ce que la règle de base ne serait pas l’ouverture d’esprit et la curiosité ? Dedant il y tout un tas de choses que l’on peut mettre en place pour faire le moins de mal possible à la terre. Il faudrait que je le relise car les idées ne sont pas encore dans ma petite tête, ou du moins je ne pourrai pas me permettre d’en parler plus que ca. Tellement de nouveautés !
    Sinon par rapport au voyage: on aime ca car c’est un moment que l’on s’offre pour etre à l’écoute de tout. On s’émerveille de petites choses que l’on ne voit pas chez soi. Mais en fin de compte, en changeant nos mentalités, cette “ambiance” pourrait être retranscrit dans nos vies de tout les jours. Je crois que l’ETAT D’ESPRIT y est pour beaucoup.

  • Coucou !
    Pour moi, c’est déjà respecter les ressources (naturelles, patrimoniales…) : on ne repart avec rien de “ramassé”, on fait attention à la faune et à la flore.
    On se renseigne à l’avance sur les usages pour ne pas arriver en terrain conquis et considérer que les autochtones n’ont qu’à faire l’effort de nous accueillir comme on l’attend.
    On privilégie les agences de voyage qui nous mettent en relation avec des gîtes chez l’habitant, qui a une ressource directe et équitable, ce faisant.
    Bises !

  • Ton article est super intéressant.
    En asie par exemple ça me gênait de ne pas pouvoir trier mes déchets ou de faire 500 mètres pour trouver une poublle, mais j’étais loin de succomber à laisser mes déchets sur les trottoires et pourtant je suis loin d’être vraiment éco responsable mais je déteste voir les rues ou la nature sales, je trouve ça malheureux..
    C’est sur que lorsque l’on visite une ville dans un pays étranger c’est bien mieux de manger local ou acheter local, plutot que de se ruer vers une chaîne américaine ou autre que l’on trouve partout. Mais c’est pas toujours simple !
    Des bisous
    Margot
    https://troughthepasturesofthesky.com/

  • Salut !
    J’adore le thème de cet article et je trouve ça super intéressant de pouvoir collaborer ensemble pour faire baisser notre impact carbone quand on voyage.
    Je suis d’accord avec @Ju pour dire que la première étape c’est déjà de respecter les règles établies à l’endroit où l’on va concernant le respect de l’environnement. Ensuite, je pense qu’il faut essayer de privilégier les manières de voyager qui appartiennent à l’économie collaborative, en prenant un bus ou un covoiturage pour ses déplacements sur place plutôt que de louer une voiture par exemple. On peut également choisir de s’affranchir du secteur hôtelier pour se loger (souvent très consommateur d’eau et très polluant à la construction, et en fonction des destinations, conditions de travail déplorables). Choisir des solutions comme wwoofing.com ou couchsurfing à le double avantage de faire baisser son empreinte écologique en partageant des habitats avec leurs habitants et de vivre son voyage en immersion dans la culture locale. Enfin, je pense qu’il faut se renseigner au préalable sur les monnaies locales qui existent à destination. En effet, consommer par ce biais là t’assure de consommer local et donc avec une faible empreinte carbone et en promouvant les travailleurs locaux et souvent indépendants.

    Voilà, si j’ai d’autres idées avant que tu publies ton article récapitulatif, je reviendrai 🙂

  • Coucou !
    Excellent article avec un thème pas du tout commun sur la blogosphère et je trouve ça géniale ! Je suis d’accord avec toi qu’on a du mal notre génération à tout respecter. Comme toi j’essaye toujours de pouvoir respecter l’environnement où je voyage !

  • Hello ! J’ai beaucoup aimé ton article, c’est très intéressant comme sujet. Comme toi, je pense que la réflexion se fait à partir de “pourquoi je voyage” et je rajouterai, “qu’est ce que je recherche et qu’est ce que j’aime trouver”. Moi j’aime découvrir l’histoire d’une civilisation, de beaux paysages, du naturel, du typique,…
    À partir de la, je pense que si tout le monde appliquait les règles de savoirs vivre ca changerai déjà beaucoup….
    Bise, à Bientôt
    Marine (DeuxAimes)

  • Je suis consciente qu’avec tous mes voyages en avion, j’ai grillé mon bilan carbone sur 14 générations donc je ne suis pas forcément bien placée pour parler d’écologie 🙂 mais voilà, c’est ma passion et sans celà, je serai bien triste. Alors j’essaie de compenser comme je peux : je n’ai pas de voiture, mon potable est de toute première génération, je ne gaspille pas de nourriture, j’essaie de lutter à tout prix contre l’obsolescence programmée etc…
    En voyage, j’essaie de manger comme tu le dis dans des restaurants locaux, je ne souhaite pas changer tous les jours mes serviettes de bain à l’hôtel (mais on me les change quand même !), j’observe beaucoup les gens pour voir leurs moeurs afin de m’y plier et de les respecter (lorsque je vois des personnes très légèrement vêtues dans des pays où la pudeur vestimentaires est de mise, celà me désole toujours…), je ne prends jamais de personnes en photo (à moins de leur demander leur permission), j’essaie au minimum de dire bonjour et merci dans la langue locale, bref, pour moi le mot respect de l’autre est le maître mot pour voyager responsable !

  • Mis à part les “fondamentaux” qui consiste à consommer de manière durable et à ne pas jeter ses déchets n’importe où, je dirai que le problème pour notre génération est qu’on a un rapport à la nature tronquée. Je dirai qu’il faut arrêter de se positionner comme une espèce supérieure qui habite le monde, et qu’il faut acquérir un peu d’humilité. Concrètement, cela passe par accepter que certains espaces nous sont inaccessibles, qu’ils demeurent vierge de présence humaine (pour le bien être des autres espèces), et ne pas marcher à côté des chemins de randonné dans les espaces sensibles par exemple.

    ps : grenouilles <3

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